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Catégorie: "CUCDB"

La fête de Noël au Sacré-Cœur de Dijon

Décembre 26th, 2015

Les événements de ces jours, en ce qui me concerne, sont la messe de la nuit avec les paroissiens de tous les horizons et la fête du jour de Noël avec les gens seuls ou en situation difficile.

Dans les deux cas ce fut une belle expérience, un temps priant mais aussi de rencontre avec une parole rendue vivante par la crèche mimée par les jeunes et les enfants et par la liturgie internationale du jour de Noël.

La veillée s'est voulue très simple et elle le fut dans sa seule destination de faire revivre un moment la mémoire des raisons d'être de la fête, la naissance de Jésus il y a deux mille ans. Il m'a semblé que les personnages inspiraient un souffle de vérité.
La musique était belle et les chants, bien sûr traditionnels, ont ampli une église presque pleine, tout du moins en rapport au nombre de chaises installées, soit environ 500 personnes. Un monsieur de la paroisse s'est adressé à moi pour me dire qu'il n'avait pas vu un soir de Noël aussi fréquenté depuis 10 ans. Je veux bien le croire puisque lors de mon premier Noël au Sacré-Cœur nous étions à peine un tiers de ce nombre.
Je pense que l'heure choisie, 18h30, était judicieuse. Par ailleurs, le temps était particulièrement clément et l'ambiance de violence qui nous entoure en ce monde rapproche des réalités fondamentales et de toute évocation symbolique de la paix.
Pendant la cérémonie, les enfants, les yeux brillants d'attention, me donnèrent l'impression d'une grande découverte. Ils avaient l'air étonnés et en même temps très désireux de recevoir quelque chose de l'ordre d'une parole à entendre mais aussi de gestes expressifs à voir.
Les enfants ont certainement vécus un grand moment.
A la fin, une petite fille est venue me trouver pour me demander si elle pouvait me faire un câlin et elle s'est jetée dans mes bras. J'en fus très ému. Il y a vraiment chez les enfants une facilité relationnelle admirable.


A la sortie des chocolats et du pain d'épice étaient distribués. C'était sobre volontairement à quelques minutes du réveillon.

Le lendemain, dès 9h30 j'étais dans la salle pour préparer l'accueil des personnes qui allaient s'occuper du repas et ensuite je me suis rendu à la crypte pour la liturgie.

Pour ces temps de fêtes nous étions entre 55 et 60 ce qui correspond à peu près à ce que nous attendions. Certes, des invités ne sont pas venus mais globalement tous ont dit en partant qu'ils avaient passé un bon Noël.
Les gens présents étaient surtout des enfants, jeunes ados et des plus grands jusqu'à 22 ans. Par ailleurs, il y avait plusieurs femmes seules avec de grands enfants, certaines au chômage depuis longtemps, d'autres immigrées se demandant ce qui allait leur arriver comme celle qui doit être expulsée dans 4 jours et ne sait toujours pas où aller avec ses deux fils de 10 et 12 ans mais on leur donnerait bien 12 et 14.
La liturgie s'est d'emblée signifiée dans plusieurs langues puisqu'un panneau polyglotte est apparu pour souhaiter la bienvenue. À vrai dire, personne n'a reconnu certaines langues.
Ensuite, dans le plus grand silence le président de la célébration a pris un enfant par la main pour lui faire allumer une bougie rouge sur l'autel au-dessus de la crèche vide, puis il l'a accompagné vers un autre enfant pour qu'il lui passe la flamme afin qu'il aille, à son tour, allumer une bougie et transmette lui-même la lumière à un autre et ainsi de suite jusqu'à ce que tout le monde ait fait ce mouvement. Cela a pris un bon moment mais tout ce temps il y eut un silence recueilli et les enfants gardaient les yeux rivés sur les flammes vacillantes et la crèche encore vide.
Après le père Tony nous a chanté un chant composé par Rameaux.
La lecture du récit de la nativité s'est déroulée en français, en arménien, en albanais, en roumain et en anglais. En albanais on a eu du mal car nos lectrices étaient très timides et il m'a semblé qu'elles auraient préféré avoir à lire en grec. De plus, les roumains n'étant pas là alors que nous avions des gens parlant russe, cela aurait pu être une langue utilisée. Il n'est pas facile de prévoir mais, en fin de compte tout s'est bien passé. A mesure de l'avancée dans le texte des enfants mettaient les personnages de la crèche en place.
On a chanté le Gloria des Anges dans nos campagnes.

Puis la main dans la main nous avons tous dit le Notre Père chacun dans sa langue mais malheureusement je n'ai pas repéré les langues utilisées.

Ensuite le président de la célébration a disparu dans la sacristie et demandant de prendre patience un moment. Puis, au bout d'un temps qui paru long on a entendu des bruits étranges et comme quelqu'un demandait: "mais qu'est-ce qu'il fait ?" Il est apparu portant un énorme paquet cadeau qu'il a emmené jusqu'à la sortie pour que chaque enfant au passage de la prote reçoive un cadeau. La pus petite a reçu le plus gros paquet mais c'était par hasard.

Puis chacun passa à table pendant qu'on amenait les entrées et puis tous les plats.

Des grandes filles se sont occupées des enfants en leur proposant des jeux après qu'ils ont quittés la tables où ils étaient réunis.

A ma table, il y avait peu d'étranger seulement une Ukrainienne qui s'est beaucoup attachée à parler de son pays. Elle était accompagnée de son compagnon en recherche d'emploi mais les deux ne sont pas logés dans le même foyer. Lui est au RSA eet elle en attente de papiers. Il y avait une autre jeune fille, la cadette d'une fratrie de trois filles venues avec leur mère seule, et pour le reste il y avait trois français que je connais depuis quelque temps déjà.
Les conversations étaient très animées, les gens manifestement heureux d'être là mais il m'a bien semblé que les plus heureux étaient encore les grands jeunes, les adolescents et les enfants. Les adultes m'ont semblé souvent plus réservés.

Un grand jeune a dit en partant : « ça a été un Noël formidable ! ».

Que demander de plus.

Préparation de Noël

Décembre 19th, 2015

Noël est presque là déjà.

C'est un temps de préparation assidu car on cherche à innover et à faire que ce soit une fête pour tous y compris ceux qui auraient bien du mal à le faire. Je pense à ceux qui sont dans une situation prévcaire. Je pense à cette femme avec deux enfants qui doit quitter son logement dans quelques jours et qui ne sait pas du tout où aller.

Le problème dans ces cas là est l'angoisse qui reste chevillée en soi et qu'on ne peut pas éteindre alors qu'elle empêche de dormir et recouvre toute chose d'une couleur sombre.

L'impression de chacun est alors de se dire qu'on ne peut rien faire. Mais est-ce vrai ?

Je pense personnellement que même si les capacités matérielle d'agir sont très limitées, mais cela reste à vérifier, on peut toujours faire grandir en l'autre la dignité humaine et à l'intérieure de celle-ci son pivot à mon sens qu'est la dimension spirituelle.

C'est pour cela qu'à la paroisse nous organisons une liturgie spécifique pour les personnes en précarité et pour les personnes qui sont, ou se sentent, seules le jour de Noël. C'est une liturgie universelle chrétienne. On célèbre la naissance de Jésus sans eucharistie parce que les personnes présentes ne sont pas forcément initiées à ce sacrement et ne sont pas forcément de confession catholique romaine.

Cette liturgie est suivie du repas festif.

Il est vrai qu'on passe plus de temps à préparer le repas qu'à mettre au point la liturgie. Mais en ce qui me concerne je travaille surtout la liturgie qui se veut internationnale et sera cette année dans les langues suivantes: Arménien, Albanais, Roumain, Français et Anglais. Comme je ne parle pas toutes ces langues c'est une liturgie sans mots mais avec des écrits, des panneaux, des gestes, des symboles (seulement la lecture de la natvité alternée dans ces diverses langues).

Cette année on a invité plus que l'année dernière et on a un peu peur d'être débordés mais nosu verrons bien. Une seule chose est certaine, cela ne se passera pas comme prévu.

 

 

Les grandes questions de la rentrée

Août 30th, 2015

La rentrée arrive et pas seulement pour les enfants.

Pour la paroisse les défis sont les suivants :

  • Un meilleur accueil des catéchumènes avec la constitution d'une équipe catéchuménale formée des accompagnateurs des personnes adultes qui demandent le baptême ou la confirmation.
  • Une meilleure formation des gens qui demandent quelque chose à l'Église.
  • Continuer à aider largement à prendre en compte la dimension spirituelle de la vie des personnes en difficulté car il ne suffit pas de donner du pain, il faut aussi donne le sel de la vie.
  • Dynamiser la dimension culturelle du Sacré Cœur car l'avenir de cette église passe par sa reconnaissance comme monument beau, riche et intéressant, d'une magnifique adaptation à sa mission.
  • Il y a aussi des enjeux financiers. Nous devons mettre nos finances en équilibre ce qui n'est pas du tout le cas actuellement.
  • Il faudrait ajouter les efforts pour la catéchèse, la formation des personnes engagées et bien d'autres choses ...

 

Conférence de Philippe Blanchard

Février 18th, 2015

A cette conférence nous étions au moins cent comme pour la précédente.

L'exposé fut à la fois très détaillé dans l'idée de situer le sanctuaire du Sacré Cœur dans les courants artistiques de l'époque de sa construction et, en même temps, très documenté grâce à l'apport de nombreuses projections de diapositives.

Vous trouverez des images de cet événement dans le journal Le Bien Public à l'adresse suivante: Images de la conférence

Cette série de conférences s'avèrent être un beau succès dont l'objectif d'aider à renouer l'Église avec le quartier et de revaloriser l'Église du Sacré-Cœur n'est certes pas atteint mais est sur une bonne orientation.

Conférence sur la quartier de la maladière

Février 1st, 2015

Aujourd'hui messe des familles et conférence

C'est la fête de saint Jean Bosco. A cette occasion nous organisons une fête des familles avec une prise en charge des enfants.

Par ailleurs, l'après midi à 17h00 nous avons une conférence de Monsieur Bazin qui nous parle du quartier de la Maladière, de son histoire et de son sens.

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